Blandine Rayon, de 0 à 1 316 préventes : “L'important, c'est d'y croire.”

Persuadée que chaque petit geste compte pour la planète et que de nombreuses alternatives existent pour une consommation plus durable, Blandine Rayon a créé Seedz, une marque 100% française d’emballages alimentaires réutilisables : les beewraps.

Lancée le jeudi 19 mars dernier sur la plateforme de financement participatif Ulule, la campagne pour Seedz a littéralement explosé les compteurs ! En moins d’une semaine, le bouche-à-oreille commençait à porter ses fruits et l’objectif de 100 préventes a largement été dépassé. Au final, c’est 1 316 préventes de beewraps qui ont été vendues !

Ainsi, nous avons rencontré Blandine afin d’en savoir un peu plus sur elle et ce beau succès ...

Blandine Rayon (Seedz)

Bonjour Blandine, peux-tu m’en dire un peu plus sur toi ?

Originaire de Saint-Thomas-de-Courceriers (en Mayenne, près d’Évron), j’ai été sensibilisée dès mon enfance aux questions environnementales. Mes parents sont agriculteurs bio depuis plus de 20 ans et possèdent des vaches laitières, produisent du jus de pomme, ... et ont également quelques ruches.

Je travaillais auparavant dans le marketing de la mode et de la beauté sur  Paris, en tant que responsable acquisition. Même si j’aimais beaucoup ce que je faisais et ai appris beaucoup de choses à travers cette expérience, je me suis rendue compte que ce n’était pas vraiment en accord avec mes principes. En effet, je devais vendre toujours plus de produits, qui plus est, fabriqués aux quatre coins du monde … Ce qui va complètement à l’encontre de mes valeurs. C’est pourquoi j’ai décidé de fonder Seedz ! 

Comment t’est venue l’idée de créer Seedz ? Et quid de l’organisation dans l’entreprise ?

J’ai découvert les beewraps lorsque je faisais mes études en Allemagne. Ma mère ne savait pas quoi faire de la cire produite par nos abeilles, et j’ai donc décidé de faire des beewraps avec. Depuis ce jour, je n’utilise plus aucune autre sorte d’emballages alimentaires. Je me suis dit que cela pouvait intéresser les gens, et c’est là que tout a commencé !

Pour l’instant, je gère seule l’entreprise, même si mon copain et ma famille m’apportent parfois leur aide.

Pourquoi ce nom ?

Comme je l’ai dit, j'ai grandi à la campagne, où mes parents sont agriculteurs bio. Ainsi, j'ai été sensibilisée dès mon enfance au respect de l'environnement.

Après mes études, je suis arrivée à Paris, pour débuter une carrière dans le marketing de la beauté. Rapidement, j'ai réalisé que les "graines" de mon enfance qui sommeillaient en moi se réveillaient et me chuchotaient de me tourner vers d'autres missions, plus en lien avec mes convictions.

C'est de là que vient le mot "Seedz", un mélange entre "Seeds" (graines en anglais), mais avec un "z" à la fin, qui est un peu un clin d'oeil aux abeilles qui sont mes principales alliées dans le projet !

Sandwich dans beewrap

Quelles sont les valeurs que tu souhaites véhiculer à travers Seedz ?

La transparence, le respect de l’environnement, et l’authenticité. Il y a tellement de marques qui vendent des produits et cachent tout autour de ces derniers, ou mentent pas mal à ce sujet. J’ai vraiment envie que les gens sachent d’où vient la cire d’abeille, la résine de pin et le tissu utilisés pour les beewraps. C’est un produit simple, il n’y a pas de prise de tête derrière.

Pourquoi t’être tournée vers le monde des abeilles ?

Mes parents possèdent quelques ruches (5 en réalité) en tant qu’amateurs. Le milieu des abeilles m’a toujours intéressé, car je trouve la vie dans une ruche, le travail des abeilles, etc. assez fascinants. De plus, on sait qu’il faut les protéger (cf. notre article Les abeilles sont toujours en danger : les causes de leur mortalité) puisque, sans elles, on ne ferait pas grand chose.

As-tu rencontré des difficultés pour mettre en place ton projet ? Si oui, comment les as-tu surmontées ?

La principale difficulté a été de trouver des matières premières 100% françaises à un prix correct. Pour la cire d’abeille, je me suis tournée vers des apiculteurs que je connaissais, même si le prix d’une cire d’abeille française est 2 fois plus élevé que celui d’une importée. En ce qui concerne la résine de pin, cela a été plus compliqué car, en France, les usines produisant cette matière première ont pratiquement toutes fermées dans les années 80. Elle est désormais produite à l’étranger, notamment en Chine ou en Amérique du Sud. J’ai donc fait de nombreuses recherches pour réussir à trouver l’une des dernières usines françaises ! Enfin, pour ce qui est du coton, il n’y en a pas encore en France. J’utilise donc du coton en provenance de Turquie et du tissu fait au Portugal pour le moment.

La clé a été de persévérer et ne surtout pas baisser les bras !

Citron dans beewrap

T’attendais-tu à un tel succès ?

Non, pas du tout ! J’avais pour objectif 100 préventes. Je savais que j’atteindrais ce dernier, mais je pensais aller jusqu’à 200 voire 300 préventes maximum. Quand j’ai vu que la campagne avait atteint 1 316 préventes, je me suis demandée comment j’allais faire pour gérer tout ça ! (rires) Mais finalement, avec un peu d’organisation, tout va bien se passer.

Quels sont tes futurs projets ?

J’envisage de proposer mes produits dans des boutiques, notamment les boutiques 0 déchet. J’aimerais également agrandir la gamme de produits, car je sais que nous sommes de plus en plus à vouloir mieux faire au niveau environnemental.

Enfin, quel conseil donnerais-tu à quelqu'un qui souhaiterait se lancer ?

L’important, c’est surtout d’y croire ! Beaucoup de gens, même dans mon entourage, doutaient du projet. Il faut prendre l’avis des autres et savoir s’écouter. Je pars du principe que, quand on y croit, quand on est persuadé de quelque chose, ça peut marcher.

Agrumes, amandes et beewraps

Pour aller plus loin

Vous pouvez suivre l’aventure de Blandine Rayon sur Facebook, Instagram et LinkedIn.

Vous pouvez également vous abonner à la newsletter de Seedz pour être informé du lancement de la boutique en ligne.

Découvrez l’aventure de …

Lisa, entrepreneure passionnée par les solutions éthiques et durables

Eric, le surfeur engagé

 


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